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Alfonso BENVENUTO, président

Tout sourire dehors, Alfonso Benvenuto est visiblement un président heureux, même si les comptes de l’AEHT lui ont paraît-il procuré quelques insomnies. Depuis une année qu’il est président, comment la juge-t-il ?

D’abord, je voudrais dire qu’ici à Bled nos avons reçu un accueil formidable. Dans cette petite ville de Slovénie, très organisée sur le plan touristique, je trouve que tout est quasiment parfait. Et vous savez, il faut arriver à caser plus de 600 personnes ! Et je me réjouis doublement parce que, dans tous les concours organisés au sein de ces Rencontres, des élèves de Bled ont participé. Toute l’école d’ailleurs à différents niveaux. C’est l’objectif des Rencontres. Non seulement pour les élèves mais aussi pour les professeurs et les élèves. Se rencontrer, échanger, etc. Voilà ce qui fait la force de l’AEHT .
J’ajoute que cette année, les séminaires organisés ont été vraiment superbes. Je pense à celui de Michel Gaillot avec Georges Asseraf sur le BTS européen à référentiel commun, ou encore celui de Gilles Honegger du groupe Accor. Il y a là des sujets de satisfactions. Comme je pense aussi à tous les jeunes qui ont pu partir grâce à Marco Otten de Cenet.
Depuis une année que j’assure la présidence je dois dire aussi que le Bureau comme le Comité directeur font du bon travail. Et je le répète comme je l’ai dit à l’assemblée générale, chaque responsable national doit être ou devenir « la longue main de l’AEHT dans son pays…
». Il doit contacter toutes les écoles, participer aux échanges, aux concours et communiquer avec le Bureau et lui faire, nous faire, des propositions s’il y a lieu. L’AEHT doit devenir encore plus vivante partout. Les écoles sont hyper importantes dans le futur. Bon accueil, service, professionnalisme égalent bon tourisme égalent bonnes affaires. Nos écoles sont le succès financier de chacun des pays. Mais c’est aussi à chaque pays de faire en sorte que les écoles d’hôtellerie et de tourisme soient performantes. Pour cela, il leur faut des moyens.
J’ai remarqué aussi que les jeunes ont participé et participent avec beaucoup de fraternité à ces Rencontres. C’est très bien. Et le fait que la Slovénie, l’un des dix pays à être entré récemment dans l’Union Européenne est le premier pays de ceux-ci à organiser des Rencontres est une chose importante. J’espère que l’esprit que je cherche à insuffler peut être compris par chacune et chacun afin que tous et toutes participent. Dans ce même esprit je salue l’équipe turque qui a pour la seconde fois dans l’histoire de l’AEHT décidé d’organiser l’année prochaine les Rencontres à Antalya. Et pour conclure, je voudrais dire que je souhaite une gestion très ouverte au sein de l’AEHT et que, dans ce contexte, les membres du Bureau m’aident beaucoup… ».


Louis ROBERT vice-président chargé des concours

Année après année, les différentes activités sont affinées afin de laisser le moins de place possible à d’éventuels dérapages ou mécontentements. Il en est ainsi des concours qui ont souvent donné lieu à des réclamations. Parfois justifiées, parfois injustifiées. Désormais, l’AEHT s’est dotée d’un CAT ( Comité d’assistance technique – Competition assistance team). Son « patron » ? Louis Robert, ancien président et vice-président. Dans le bus sur la route entre Bled et Ljubljana, il a exposé ses vues sur le sujet.

« Ce CAT est né il y a presqu’un an, à Sénigallia. Et cela faisait suite à tous les problèmes rencontrés ici ou là lors des concours. Il n’y avait pas de règles précises jusqu’alors. Cette fois, le CAT existe. Il est composé de quatre personnes spécialisées et qui ont l’habitude des concours. Il s’agit de Anne Dearey (Irlande), Romana Bauer (Autriche), Helena Cvikl (Slovénie) et Asdis Vainsdal ( Islande). Et moi-même, responsable de ce CAT. Le règlement de ces concours a été élaboré et appliqué pour la première fois ici, à Bled. Il sera désormais appliqué lors des concours de l’AEHT . Dans l’ensemble, je dois dire que cela s’est très bien passé et qu’il a été appliqué même si évidemment il y aura encore des choses à adapter.
Le but d’un tel règlement est de mettre sur un pied d’égalité tous les concurrents et concurrentes pour donner à tout le monde les mêmes chances au départ. Le «panier unique» par exemple avec lequel tout le monde utilise les mêmes ingrédients.
Autre chose : la composition des équipes qui fait l’objet désormais d’un tirage au sort en public. Donc, pas de passe-droit ni de favoritisme. Et l’obligation de communiquer dans l’une des deux langues officielles de l’AEHT. C’est important dans la mesure où cela peut éviter des situations génératrices d’accidents.
Mais que cela soit bien clair : il ne s’agit pas d’exercer un contrôle sur les organisateurs mais surtout, de les aider. C’est une assistance que nous leur offrons. Et désormais, le CAT est opérationnel !


George ASSERAF
« Je suis un ingénieur de consensus… »

Inspecteur général de l’administration de l’Education nationale française et de la recherche, George Asseraf a animé à Bled le séminaire consacré au BTS international de responsable d’hébergement à référentiel commun européen, son « bébé à lui « pourrait-on ajouter. Economiste, agrégé, professeur dans des lycées puis dans les universités, chercheur, fonctionnaire au ministère des Finances, chef d’entreprise, travaillant aussi durant une période aux affaires européennes à Matignon, George Asseraf se définit lui-même comme étant un «mouton à cinq pattes ». Et à 50 ans et des poussières, il est de ces hommes qui forts d’un parcours atypique, adorent le terrain.

Il explique.
« C’est le Bureau de l’AEHT qui m’a invité à participer aux travaux de Bled. J’avais rencontré Ottavia Madaro et Alfonso Benvenuto à Parme. Et depuis mon arrivée ici, j’ai trouvé des gens passionnés par ce qu’ils font. Il y a une volonté de s’ouvrir aux autres et le souci de porter une image des métiers de l’hôtellerie, d’être au service des élèves. Ce que je vois, c’est un enthousiasme partagé.

Comment avez-vous conçu ce BTS ?

J’ai travaillé avec une centaine d’experts lors d’une quinzaine de séminaires. En fait, je suis un ingénieur du consensus, je dégage les ressorts qui sont communs à tous et ça marche !

C’est donc un « chantier » qui est en bonne voie. Mais je vous vois mal ne pas en avoir d’autres ?

Bien sûr. Ce n’est pas tout de créer des diplômes et des formations. Encore faut-il ensuite penser à leur application et leur mise en œuvre. Parce qu’il faut trouver des ressources là où elles existent et pouvoir répondre aux besoins des entreprises, non ?


Marc -Etienne GARTMANN

Unique représentant de la Suisse, Marc- Etienne Gartmann est vice-président, directeur du département « études supérieures » de la « Swiss School of tourism and hospitality « installée à Passugg près de Coire qui accueille 750 étudiants de 50 nationalités différentes ! Son département compte 220 élèves à temps complet et 110 par périodes de stages. Pourquoi est-il venu à Bled ?

« Notre école fait partie de l’AEHT depuis plusieurs années mais jamais personne n’a assisté aux Rencontres. Je suis venu à Bled pour voir et aussi pour ce que nous appelons le «networking ». Franchement, je ne pensais pas que ces Rencontres étaient aussi importantes et comptaient autant de participants.

Mais j’ai constaté que les élèves présents ici sont dans leur majorité plus jeunes que ceux dont nous avons la charge. Chez nous, ils ont entre 20 et 25 ans et ont tous plus que l’équivalent d’un bac professionnel. Mais nous formons aussi des gens qui sortent de l’apprentissage. Je pense cependant que nous pourrions venir avec les élèves de l’autre département dont les étudiants sont plus jeunes. C’est à voir.

Comment fonctionnent les écoles suisses ?

(Sourire). » Chaque canton suisse a sa propre politique, surtout en matière d’enseignement. Et parfois, il est plus facile de travailler avec des contrats de l’Union Européenne qu’avec les cantons suisses… ».


Marco OTTEN

Directeur de programme de CENET (Cultural Exchange Network – www.cenet.us) , une fondation à but non lucratif dont la finalité est de placer des étudiants dans des établissements américains pour des durées de 12 à 18 mois, Marco Otten est un assidu des Rencontres et pour cause. C’est là son vivier où il peut rencontrer ses futurs partenaires.

« Depuis Copenhague l’année passée j’ai pu placer les premiers étudiants issus de l’AEHT. Ils venaient essentiellement d’Italie. Et passent un an à Marco Island en Floride dans des hôtels. Après Copenhague, j’avais présenté CENET à Illkirch en France, Sénigallia en Italie, Bruxelles (Belgique) et Dublin (Irlande). En 2004, je pense pouvoir placer entre 20 et 25 élèves originaires de Hollande, France, Italie, Belgique et Albanie. Certains iront à Cleveland dans l’Ohio, d’autres en Floride ou en Géorgie. En principe c’est pour une période de 18 mois mais cela peut varier en fonction des demandes. Pour les conditions, c’est simple : l’hôtel leur paie une certaine somme et CENET demande 400 USD pour la constitution du dossier et le suivi. En Floride par exemple, les étudiants placés sont presque toujours logés par l’établissement dans lequel ils sont reçus. Je reste en contact avec chaque étudiant qui dispose d’une hotline 24h sur 24. Et je reste bien entendu en contact avec les 15 à 20 hôtels qui accueillent des étudiants. Pour le moment, 450 étudiants sont aux USA dont 70% dans la branche hôtelière, les autres 30% étant dans d’autres secteurs… ».


Biruté Stasiuniené et Jonas Kietavicius, de Vilnius
« Nous aider à développer des relations… »

A quelques heures de leur retour à Vilnius ( Lituanie), Biruté Stasiuniené et Jonas Kietavicius goûtent encore aux joies sans mélange de la soirée de gala dans le hall des sports- patinoire de Bled transformée pour l’occasion en salle des fêtes. Respectivement directrice et directeur des études de l’école hôtelière et de commerce de Vilnius qui compte plus de 1.100 élèves, ils semblent ravis d’être venus. Et pour cause. Ils sont les derniers à être entrés à l’AEHT

« Nous avions un projet commun avec l’école du Luxembourg où nous avons présenté notre gastronomie. Mais c’est Neeme Rand notre ami estonien qui nous a convaincus de venir à Bled. ».

Qu’attendez vous de l’AEHT et des Rencontres ?

« Nous attendons de pouvoir avoir plus de relations européennes, de pouvoir faire des échanges avec les élèves, les étudiants. Nous rejoignons une belle famille européenne et scolaire. C’est merveilleux. Et cela va nous aider à développer des relations avec d’autres écoles tant au niveau des professeurs que des étudiants ! ».

Eric RAUCHER , membre du jury cuisine
« Littéralement choqué… »

Près de l’hôtel de ville de Ljubljana la capitale s’est installé en avril 1995 un jeune chef originaire de Thionville. Il y a monté un magnifique restaurant gastronomique dont la réputation n’est plus à faire. A 37 ans Eric Raucher est dans la capitale de Slovénie le seul -Français de surcroît - dans ce créneau. Et c’est avec plaisir qu’il a accepté d’être membre du jury en catégorie cuisine lors du concours des Rencontres. Ses impressions ?

« Il n’y a pas photo ! Je trouve que les concurrents des nouveaux petits pays sont plus dynamiques, plus affûtés. Mais en tant que Français ( il est passé dans les cuisines de Le Nôtre, Michel Roux, Roger Vergé entre autres ndlr ), j’ ai été littéralement choqué par les prestations des jeunes français. Et par exemple, sur la quarantaine d’équipes en lice, six ont fait un véritable potage selon les règles. Les autres c’était à peu près du n’importe quoi… ».

Venant d’un chef qui à l’évidence sait de quoi il parle, il y a du travail à faire pour redresser la barre…

Parmi les membres du jury , Eric Raucher ( ą droite) chef du restaurant gastronomique de la capitale Ljubljana. Un regard sans concession…
Parmi les membres du jury , Eric Raucher ( à droite) chef du restaurant gastronomique de la capitale Ljubljana. Un regard sans concession…
12th - 17th November 2018 in Leeuwarden
13th to 18th November 2017 - in Oostend
23rd to 28th October 2016 in London
5th to 10th October 2015 in Cervia

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