Newsletter of January 2019
Bulletin de janvier 2019
 
  
 
  
 
  
 
  
 
  
Louis Robert, past-president : « Continuer à s’ouvrir sur le monde… »

Elu président de l’AEHT à Berlin en 2000, vice-président depuis 1991, Louis Robert proviseur du LTHTH de Diekirch au Luxembourg est « rentré dans le rang » comme prévu par les statuts. Après une présidence de trois ans, il a cédé le fauteuil à Alfonso Benvenuto pour redevenir vice-président. Des regrets ?

«  Sûrement pas. J’ai été très heureux d’être à la tête de l’AEHT durant trois ans. Et c’est bien que tous les trois ans la présidence change de tête. Cela évite que l’un ou l’autre ne s’incruste. Et redevenir pour trois ans vice-président est également une excellente chose puisque cela permet d’assurer la continuité et d’épauler efficacement le nouveau président. Encore que Alfonso Benvenuto est lui-même un fin connaisseur de l’AEHT.

Durant mes trois années de présidence, nous avons continuellement essayé d’adapter le fonctionnement de l’association à l’accroissement du nombre des écoles. Et je peux dire que nous avons bien travaillé ensemble pour être présents lors des manifestations.A ce sujet je voudrais souligner l’importance des Noëls d’Europe qu’il faudra maintenir et soutenir.

D’autre part, l’arrivée des pays de l’Est est un énorme apport à l’AEHT dont le soutien est très important. Je crois que l’argent qu’y consacre l’AEHT est bien investi de cette façon. Et puis durant mes trois années, il y a eu le transfert du siège de l’AEHT d’Illkirch à Diekirch. Cela n’a pas été facile. N’oublions pas la mise en route du secrétariat général ni la montée en puissance d’Internet, le développement du site de l’AEHT et du trafic e-mail. Je constate d’ailleurs que tout le monde le demande. Cela facilite la communication.

Le calendrier des manifestations s’étoffe de plus en plus et des projets nouveaux se font jour. Je mets d’ailleurs beaucoup d’espoir dans la charte signée lors de l’assemblée générale sur le thème de « Gastronomie pour la Paix ». C’est une ouverture supplémentaire sur le monde. Et à ce propos, les partenariats avec des écoles du Mexique, du Pérou, de Cuba, des pays d’Amérique Latine et celui en gestation avec le Vietnam en sont la preuve. Il faut encourager ces écoles dans les pays en voie de développement et continuer à s’ouvrir sur le monde… »

Louis Robert a cédé son fauteuil de président ą Alfonso Benvenuto.
Louis Robert a cédé son fauteuil de président à Alfonso Benvenuto.


Alfonso Benvenuto président : « J’ai un rêve… »

Entré à l’AEHT en 1989, un an après sa fondation, Alfonso Benvenuto revendique la qualité de « missionnaire » pour l’Italie dont il a fédéré les écoles. La sienne, l’IPSSAR Panzini de Sénigallia dont il est le proviseur a été la seconde à adhérer à l’AEHT après celle de Milan. Et, depuis 1989, il a participé à toutes les Rencontres avec son école. Entré au Comité directeur en 1991, il créé en 1995 l’Association italienne des écoles hôtelières et en est le président national. En 2000 il devient vice-président en remplacement de Mme Madaro et depuis ces 16es Rencontres de Copenhague, le voici président pour trois ans. Avec une centaine d’écoles sur 160 que compte l’Italie, le poids de ce pays au sein de l’AEHT est très important. Qu’en pense le nouveau président ?

« Je suis très heureux d’avoir été élu président. Vous savez, dans toutes les écoles italiennes adhérentes à l’AEHT flotte le drapeau et à leur entrée est fixée la plaquette. Cela démontre que les responsables croient à l’évolution d’une formation européenne des jeunes dans les écoles de tourisme et d’hôtellerie. Je pense que le tourisme est la route la plus sûre pour mener les jeunes vers la Paix. Et l’ouverture vers les pays de l’Est menée par mon prédécesseur Louis Robert est une excellente chose.

Comme je l’ai dit lors de l’assemblée générale, j’ai un rêve : celui de créer une université européenne afin que les meilleurs des écolesde l’AEHT puissent y participer. Je sais pouvoir compter sur la collaboration de tout le bureau mais il faudra aussi des soutiens politiques à l’échelle européenne et bien sûr, une recherche de financement. La richesse de l’AEHT c’est de permettre aux gens de se rencontrer, de se parler, de se comprendre. Exemple : depuis les Rencontres de Sciacca en Sicile en 1992, ce sont des équipes multinationales qui participent aux concours. Cette formule oblige les jeunes à se parler, échanger dans une autre langue que la leur. C’est devenu la formule officielle de l'AEHT.

J’espère organiser des rencontres pour les directeurs, les professeurs sur des sujets précis : politique de développement des écoles ( tourisme thermal, qualité de la formation, connaissance des langues, des cultures etc…). Il y a des possibilités aussi via des vidéo-conférences sur des thèmes particuliers. Et puis, ce qu’il faut faire avant tout, c’est de savoir combien nous sommes exactement dans le tourisme et l’hôtellerie : élèves, professeurs, personnels qui ensemble forment les écoles adhérentes à l’AEHT mais au-delà aussi. C’est un secteur à développer et une fois connus les chiffres, nous serons mieux armés pour discuter avec les politiques. Nous allons essayer de rencontrer les grands décideurs de l’Union Européenne ainsi que les ministres du tourisme. Parce que nous avons un poids certain.

D’autre part, je souhaite mettre l’accent durant ces trois années pour
- créer des occasions diverses afin d’ animer l’intérêt et la participation des écoles,
- informer et communiquer dans toute l’Europe
- faire en sorte que les prix de revient des rencontres soient aussi abordables que possible pour les participants

Le nouveau président a le sourire : ce n’est pas le travail qui lui manquera…
Le nouveau président a le sourire : ce n’est pas le travail qui lui manquera…

Jean-Paul Bernard président fondateur :

L’événement de ces 16èmes Rencontres de Copenhague aura été sans aucun doute, outre l’élection d’Alfonso Benvenuto à la présidence, la présence de Jean-Paul Bernard, président fondateur de l’AEHT. A 62 ans et 31 années passées comme proviseur adjoint à Bourges d’abord (5ans), proviseur en titre à Thonon-les-Bains (3ans), Strasbourg (16ans) et à nouveau Bourges depuis 1998, Jean-Paul Bernard est ce que l’on peut appeler « un monument » pour l’AEHT. Sans lui et son complice Martin Bruder, elle n’existerait pas. Pendant le petit-déjeuner de ce samedi 18 octobre dans la magnifique salle de restaurant de l’hôtel DGI-Byens, il a accepté de se livrer à l’exercice des souvenirs.
Extraits.

«  Oui c’est vrai. Avec Martin Bruder qui était mon adjoint au Lycée hôtelier d’Illkirch (Strasbourg ndlr), nous avons pris notre bâton de pèlerin pour prospecter les écoles. Nous sommes allés ensemble un peu partout. Et Martin Bruder m’a beaucoup aidé parce qu’il avait l’expérience de la création d’une association. Quant au sigle de l’AEHT, je ne me souviens plus qui l’a trouvé. Grâce au sponsoring et aux subventions nous avons pu réunir des fonds pour démarrer. C’était de l’ordre de 500.000F ! En mai 1988 lorsque nous avons fondé officiellement l’AEHT il y a eu un dîner extraordinaire à l’école, environ 600 personnes. Haeberlin, Jung, d’autres grands chefs sont venus à cette occasion, un décorateur s’est occupé des deux grands restaurants de l’école etc. C’était quelquechose. Une partie des tables était payante ce qui a permis de financer en partie la manifestation. Mais j’avais exigé qu’il y ait aussi des élèves lors de la création de l’AEHT. Ils ont dormi dans les dortoirs de l’école. Il y a même eu un petit problème parce qu’une délégation n’a pas voulu cela et est allée s’installer au Hilton. Mais croyez-moi, ils ont payé eux-mêmes la note là-bas. (Grand sourire à l’évocation de cet incident). Mais dans l’ensemble cela s’est passé merveilleusement, il y avait même une fontaine à champagne. Et puis, à 90%, j’ai rédigé les statuts moi-même… .

Finalement, pourquoi avoir créé l’A.E.H.T. ?

L’idée première était de permettre aux écoles de se rencontrer, d’échanger. Surtout au niveau des élèves. C’est autour de cette idée qu’est née l’ AEHT . Et si cela a si bien réussi, c’est tout simplement parce que le moment était venu. Il y avait aussi l’idée d’organiser des séminaires pour les directeurs et les professeurs. En fait, l’AEHT a été dans le peloton de tête pour une formation continue à l’échelle européenne. C’était quelque chose de neuf. Je me souviens d’un stage organisé au niveau du lycée d’Illkirch sur les Champagnes, le foie gras, les vins d’Alsace et de Bourgogne ».

L’Education Nationale a-t-elle suivi ?

En fait, cela s’est fait à côté de l’Education Nationale. Mais nous avons eu le soutien de la Ville de Strasbourg, de la Commission européenne.
Le logo de l’AEHT est tout simplement beau. Comment a-t-il été créé ?

Nous avions ouvert un concours aux élèves ainsi qu’à des professionnels. C’est moi qui l’ai choisi. Et je trouve qu’il est toujours d’actualité. C’est l’image d’une entreprise et reflète sa qualité et sa crédibilité. Oui, il est beau.

Vous avez été le président fondateur. Pourquoi n’avez vous pas continué sur cette lancée ?

(à nouveau sourire et coup d’œil espiègle). Ah oui. En rédigeant les statuts, je m’étais dit qu’être président durant trois années c’est une bonne chose mais qu’il fallait que la présidence tourne pour permettre aux autres pays de l’assurer. C’est bien moi qui ai exigé cette clause. C’est bien ce qui se passe et c’est très bien ainsi. Et puis la continuité est assurée puisque le président sortant redevient automatiquement vice-président.

Comment s’est fait le choix des écoles ?

Oh c’est très simple. Au départ, n’étaient acceptées que les écoles publiques. Mais quelques années plus tard, il était normal que l’AEHT s’ouvre aux autres écoles, privées celles-là et c’est très bien ainsi. Du moment que l’équilibre n’est pas rompu.

Quel effet cela vous a-t-il fait de retrouver l’AEHT ?

(Petit moment de réflexion) Je ne suis plus venu aux Rencontres depuis six ans. Volontairement bien entendu. Mais il est vrai que c’est avec une certaine émotion que j’ai retrouvé ce qui est tout de même un peu mon bébé. Mais j’ai un principe simple : il faut laisser les gens travailler. J’ai été heureux d’être ici à Copenhague avec tout le monde. Mais je ne viendrai plus avant Paris, en 2008… ».

Jean-Paul Bernard
Jean-Paul Bernard

Sören Kühlwein Kristiansen : « Je suis content, c’est passé… ! »

A la fin de la soirée de gala, Sören Kühlwein Kristiansen regardait depuis les gradins la salle qui lentement se vidait. Visiblement, il était soulagé en tant que responsable de l’organisation de ces 16èmes Rencontres de Copenhague. Directeur de l’école « Hotel og Restaurantskolen » de Copenhague depuis 1994, que pense-t-il de cette manifestation ?

Le grand sourire qui éclaire son visage en dit long !

« Eh bien, comme vous voyez, tout s’est bien passé ou à peu près. J’espère que tout le monde emportera un bon souvenir de Copenhague. Nous avons commencé à travailler sur l’organisation il y a deux ans déjà. Avec les autres écoles et par petits groupes : Aalborg, Silkeborg, Dalum, Esbjerg, Slagelse, Kolding et bien sûr Copenhague. Mei-Li Wang en a été la coordinatrice. Mais je dois dire que cela aurait sûrement été plus facile d’organiser tout, tout seul. Et heureusement nous avons eu d’excellents sponsors. Grâce à la petite équipe dont Christian Beck a été le pivot et que je remercie, les problèmes ont été résolus un à un.

Le grand problème a été celui des prix. Copenhague est une ville très chère et il y a beaucoup d’impôts. Nous avons tout le temps dû ajuster les coûts pour être aussi près que possible du cahier des charges. Un exercice difficile dans ces conditions et vous pouvez me croire, ce n’est pas intéressant de devoir toujours le faire! Mais dans l’ensemble, j’ai l’impression que tout a bien marché. En 1994, nous avions organisé les Noëls d’Europe ici. Cela a été beaucoup plus facile. Mais il est vrai qu’entre une centaine de participants et presque 600, ce n’est plus du tout la même échelle. Mais bon, je suis content, c’est passé… ! »

Sourire pour Sören Kühlwein Kristiansen : ouf, c’est fini !
Sourire pour Sören Kühlwein Kristiansen : ouf, c’est fini !

Dominique Mounien : « Pour être fort à l’extérieur il faut avoir fait ses preuves chez soi… »

Pour la première fois une école antillaise était représentée lors d’une rencontre AEHT. Elles étaient trois de la délégation de l’école de Gosier en Guadeloupe : Dominique Mounien proviseur, Guillomette Roche et Elodie Verepla. L’occasion d’en apprendre un peu plus sur les tenants de ce voyage de 6.000 kms du chaud au froid…

A la tête de l’école hôtelière et de tourisme de Gosier, flambant neuve dont c’était la première rentrée avec 264 élèves à l’heure actuelle et d’ici trois ans 500, Dominique Mounien, proviseure. Sa présence à Copenhague traduit à coup sûr une volonté d’ouverture sur le monde.

« C’est vrai, la Guadeloupe est loin d’ici mais si nous sommes là c’est bien parce que comme vous le savez, la vocation touristique des Antilles en général et de la Guadeloupe en particulier est une réalité. Et nous avons confiance dans l’avenir du tourisme chez nous.

Notre travail à Gosier est de répondre au challenge de la formation des jeunes et c’est pourquoi nous sommes ici. Nous avons besoin de partenariats et de l’aide des autres et l’AEHT offre justement ce genre d’opportunités. ET peut-être que nous aussi pouvons apporter quelquechose.

Depuis l’ouverture de mon lycée à Gosier mon engagement est de donner aux jeunes le désir de la mobilité. Dans les métiers de l’hôtellerie et du tourisme c’est indispensable et je dis toujours aux élèves : pour être fort à l’extérieur il faut avoir fait ses preuves chez soi… ».

Mme Dominique Mounien, proviseure du lycée d’hotellerie et de tourisme de Gosier en Guadeloupe.
Mme Dominique Mounien, proviseure du lycée d’hotellerie et de tourisme de Gosier en Guadeloupe.
12th - 17th November 2018 in Leeuwarden
13th to 18th November 2017 - in Oostend
23rd to 28th October 2016 in London
5th to 10th October 2015 in Cervia

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